Ses mains tremblent d'une douce délicatesse, maladresse.
A tel point que mes gestes et paroles perdent Hardiesses.
À la lueur médiocre d'un soleil tardant à se coucher lamentablement
pour s'écraser enfin au delà de l'adversité et des préjugés, se
taisant sous la lumière enchanteresse de la vie nocturne, qui par
sa grâce offre sans conteste son voile apaisant.
Ce charmant contraste de lutte infernale entre deux entités
rivales, ne cessaient de se déchirer sans remords pour imposer
leurs avantages ou bien leurs contraintes, pour illuminer ou
assombrir une pièce à présent éclairée par un simple écran
d'ordinateur, la salle devait être assez éclairée en journée par
des meubles d'un blanc saisissant et radoucissant par la texture
crémeuse et non rugueuse de l'imitation cuir du sofa.
Désormais Seuls les sonorités mécaniques qui émanaient de la
machine, ravivaient et inspiraient à la vie humaine. Des doigts
fins et gracieux buttaient lourdement sur les touches graves et
éteintes, laissant paraître une certaine lassitude et le désarroi
de la jeune femme, dénommée Kity Worne. Tout juste âgée de 22 ans,
rédactrice pour un magazine désigné «Modern&Glam Life»,
destinée à la gente féminine et avenante dotée d'un caractère
assuré gardant une élégance propre aux femmes accompagnées par ce
nouveau compagnon. Le précieux papier glacé rafistolé tel un book
que l'on se devait de posséder, pouvant se nicher sans
encombrements et sans supplications soit dans un tiroir de table de
chevet ou alors et pourquoi pas directement dans le sac de ces
demoiselles ou dames ? Le tout agrémenté de la presse people, bien
entendu. Cependant cette chroniqueuse se sentait seule et
désespérée, puisque sa vie tournait contre son gré autour du
travail et cela malgré sa bonne volonté. Elle aurait pu avoir une
vie si simple, si heureuse... Jeune au visage d'ange, les yeux d'un
bleu simple sans être agressif, un maquillage discret, des formes
dissimulées par des vêtements enveloppant intégralement son être.
Elle était dotée d'un sourire sincère, une silhouette correcte
d'une hauteur honorable, aux cheveux d'une coupe mi trop courte mi
trop longue, d'un marron glacé clair et brillant à la naissance de
sa nuque avec quelques mèches recouvrant son front du côté gauche,
par des longueurs inégales sans encombrer sa vue accentuant son
doux teint. L'une glissait généreusement pour contourner son
œil au sourcil fin et délicat, l'autre s'immisçaient sur sa
joue pour s'arrêter juste à la douce naissance du coin de ses
lèvres au contour mis en avant par son gloss savoureux et
légèrement pulpeux, les dernières quand à elles encadraient son
visage pour se loger dans son cou en arrondi, accord parfait dans
ce mélange souhaité.
- Bon plus que quelques petites retouches et après je vais attendre
Ken, une fois de plus.... Ça ne change pas des autres
soirées....songea-t-elle dans un élan de mélancolie sensible et
docile fixant au loin par la fenêtre une main callée sous son
menton, l'esprit ailleurs.
Enfin elle éteignit le moniteur, ayant bien servit malgré sa
modeste apparence et son utilité réduite, à passer le temps. Elle
se mise à soupirait devant l'écran désormais sombre et glauque,
tout en laissant ses pauvres épaules frêles s'affaisser d'une
manière impuissante, elle resta un moment pensive, le regard figé,
pour enfin prendre appui sur ses deux mains reposant sur le bureau
soutenant son dure labeur chaotique. Des suffocations étouffées
vinrent alors plonger le pauvre logement d'une envergure aussi
modeste que la propriétaire, dans une atmosphère d'une douceur
morne et lourde par des larmes cachées comme une honte dans le
tissu fin et étroit des manches de la jeune femme.
- Qu'en penseraient mes parents de cette situation ? Chaque soir
j'attends celui à qui je vais me donner, je pensais pourtant que
l'idée du mariage nous aurait rapprochés, mais à présent il n'en
n'est rien et je ne suis plus sûre de ce que je veux et voulais
réellement. Je n'ai plus de famille non plus, se résigna-t-elle par
ses pensées tortueuses et inaccessibles, elle se sentit comme
aspirée par un état de détresse impitoyable, se laissant reposer
sur ses bras allongés sur le support, anéanti par la souffrance et
la solitude que lui prodiguaient ses circonstances déplorables et
infectes. Tu n'es qu'une idiote Kity, Tu n'es qu'une idiote..... Se
sermonna-t-elle entre ses manches.
*
*
*
Pendant ce temps, à quelques centaines de kilomètres de la demeure
harmonieuse de la jeune femme. L'intérieur prestigieux, par des
murs putrides et crevassés recouvert d'un lourd velours bordeaux,
somptueux par sa couleur et grisant par son touché maniaque,
surmonté par des tableaux les plus reluisants par leurs ornements
d'aciers argentés et clinquants à l'œil sournois des
éventuels collectionneurs de trésors ternies. Les mêmes
œuvres se retrouvant poncées avec amabilité et allégresse,
afin de restituer à la pièce un air presque authentique à ce que le
manoir aurait pu être jadis. Cependant alors que l'on pourrait
s'attendre à une réception mesquine et charmeuse par la présence de
personnalités convoitées, un jeune homme aux cheveux d'une coupe
mi-longue d'une couleur châtain clair, terrifié se retrouva en
position de soumission, horrifié face à un fond de couloir vide. Il
s'était retrouvé projeté sans avoir était, ne serai-ce qu'effleuré,
l'effrayé vêtu d'une simple veste de costar, le tout arrangé par la
coupe évasée d'un jean délavé se mis alors à geindre, tant son bras
s'en était brisé sous sa chute violente et imprévisible.
- Merde qui est là ?
Cingla le jeune homme, d'une façon désespérée en direction de
l'encadrement de la pièce sombre et inquiétante, il poursuivit tout
de même avec effroi et un sentiment implacable de solitude :
- Je n'ai rien à me reprocher, Je suis chez moi, foutez-moi le camp
!
Sous l'effet de la surprise il ne s'avait plus exactement où il en
était, ni comment il s'était retrouvé propulsé tel un pantin, à
travers une porte défaillante, il balbutia alors entre ses lèvres
hésitantes en retenant un ricanement faux :
- C'est bon les gars, vous m'avez eut, j'ai eus la trouille de ma
vie, ne recommencez plus ça.
Il voulut se redresser, quand une douleur aiguë et brûlante embrasa
son bras, il se plaignit alors en haussant la voix :
- Vous avez abusez, j'ai le bras broyé par vos conneries, sortez de
là et venez m'aider !
Sous ses derniers ordres, le salon meublés parût d'avantage plus
sinistre, que les souillures qui assaillaient les disgrâces du cuir
brun des sofas tendres par leurs chairs tendus et souples. Le
timide écho putride des exigences, parût demeurer encré dans
l'esprit de l'importun, ébranlant un instant les vitrines
orgueilleuses d'une collection de grands vins appréciés par leur
simple exposé. Résonnant avec charme entre des verres vides posés
sur la table basse, ayant obtenue sa place juste devant les deux
canapés formant un demi-cercle ouvert sur un jardin obscure. Ce qui
fit alors tressaillir le blessé, était un verre qui avait
simplement perdu l'équilibre, il se brisa alors de ses éblouissants
éclats de diamants dans un exténuement imperspectible à l'ouïe
sourde de l'homme. Son regard instable se planta sur les débris
brillants du récipient, sans vraiment s'en rendre compte il soupira
de soulagement, quand précipitamment son souffle se coupa avec un
parfait sentiment glacial d'être observé, il chercha d'un œil
atrocifié, son rythme cardiaque semblait s'accélérait, il
suffoquait, le regard perdu, son être en resta de surcroît
immobile.
Soudain son âme se décomposa, la peur le saisit et le travailla au
corps, dans ses entrailles des sensations de vides exécrables
vinrent se loger dans un confort vif au creux de son cœur.
Toutes pensées semblaient s'être volatilisées de son esprit
tangible, car ce qu'il vit jamais il n'y avait songé un instant,
pas comme cela, pas maintenant, cependant........
Lui l'avait décidé ainsi, si l'on pouvait dire il, car dans
l'obscurité deux yeux bleus avaient transpercés la toile noire qui
se dressait devant le jeune immobilisé sur un sol de marbre,
complément terrifié par ce qu'il distinguait nettement dans
l'ombre. En effet le regard qui avait apparut, aurait-donc traversé
le mur adjacent de la résidence aux défaillances inquiétantes et
alarmantes, puisque l'encadrement donner sur une magnifique cloison
indestructible pour un humain, seulement pour un humain. Mais ce
qui approchait de ce qui semblait être l'invité d'honneur
lamentablement humilié à terre, ne l'était plus depuis fort
longtemps et cela se confirma assez rapidement, d'une part par sa
présence et d'une autre par son entrée.
C'est ainsi que les yeux aux pupilles aussi fines et allongées
qu'un félin se tinrent à une hauteur monstrueuse, voir même
désastreuse, à ce même instant les lumières se mirent à grésiller,
vibrer, et s'exténuer de temps à autre. Pour s'intensifier dans un
claquement assourdissant, redessinant nettement d'un seul instant,
les traits de celui qui s'était invité et avait malmené le jeune
homme estomaqué. Le visage qui s'était imposé, se concrétiser par
un regard orgueilleux, prétentieux, audacieux, des sourcils noirs
arqués de défis, de mépris et surtout observait de travers l'être à
terre, la tête penchée en avant, les épaules fièrement redressées,
la silhouette finement ajustée par une longue veste de cuir noir,
un pantalon assortis surplombé d'une lourde ceintures terminés par
deux crânes argentés sur la taille, un haut également de cuir
transpercés de chaines pour former une croix sur l'ensemble du
torse, le portrait achevé par d'imposantes bottes à plates formes
qui elles aussi étaient parsemés de chaines. Mais ce qui marqua
d'avantage la pauvre victime était le teint si blanc de l'être et
le masque qui dissimulé la moitié de son visage, incluant ses
lèvres et ses cloisons nasales, sur lequel retombé ses cheveux
ébènes ébouriffés, très désordonnés pour une coupe au bol, dont
quelques mèches balayaient sans discipline le front du méprisant
jusqu'à descendre devant les yeux sauvages et barbares de l'être.
Tout bascula quand il prit la parole, puisqu'il s'était introduit
dans l'esprit de l'inconscient égaré de son groupe au beau milieu
de la nuit, dans un corridor d'aigreur où régnait incontestablement
la terreur.
- Que vas-tu faire une fois avoir saisit les biens de ton
défunt parent ? Vas-tu rappeler tes trois guignols qui
t'accompagnent ?
Questionna sans convenance l'être effroyable dont la rencontre
était exécrable, ajustant un sourcil, dissimulant par son maque un
sourire sadique, très perfide, basculant la tête en avant observant
les lieux avec une tout autre vision qui lui semblait propre avec
la plus absolue indépendance, indifférence.
- Comment ? .... Comment ?
L'être à terre, pouvant seulement se tenir la tête basculée en
arrière, les yeux immobiles ayant péniblement balbutié devant la
créature amusée qui le devança l'œil sournois en adoptant une
position dominante de toute sa haute stature accentuée par un
éclair déchirant de résonnance tant toute la quintessence de la
démence externe épousait les parois de la demeure.
- Ils se pourraient qu'ils fassent de bien mauvaises rencontre,
vampire.
Affirma de sa posture culminante celui qui s'était invité et qui
avait malmené le vampire soumis, tout en saisissant une bouteille,
la scrutant pour la reposer brutalement sur son socle de bois
détérioré, sans l'observer devant un léger tressaillement du
blessé, l'épiant bouche bée trop fasciné par la malléabilité de
l'être à l'allure vive.
- Mais ne t'en fais pas, ils seront en excellente compagnie, et
j'espère sincèrement que tu ne t'imaginais pas déjà entrain de
ravager ce territoire.
Souligna l'être à la chevelure ébène dont la voix interne contenait
une certaine malice de délice tant elle en était pleine de
sévices.
- Ce n'était pas intention... Mais qui êtes-vous ? Comment
faîtes-vous ça ? C'est dingue j'ai l'impression d'avoir la tête
dans un étau, vous n'êtes pas humain non plus.
Sans paraître ni plus du moins affecté, dérangé, par les
interrogations, interventions, l'être rétorqua simplement détaché,
le corps relâché, la voix diminué, les traits visibles de son
visage décontractés dissimulés par la noirceur de rancœurs du
cœur de la pièce, de son imposante stature impressionnante,
dominante.
- Inutile de perdre du temps face à ces questions, seulement tu
répondras de tes actes puisque tes abrutis sont incapables de se
tenir convenablement.
- Que voulez-vous insinuer ? Dîtes le moi.
S'enquit le pauvre amoché sans avoir la moindre idée de ce qui ce
tramait sous lui à cet instant précis.
La Rose Noire
To be Continued.....
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