Accueil Date de création : 03/01/09 Dernière mise à jour : 03/08/09 16:01 / 40 articles publiés
 

21  posté le mardi 07 avril 2009 22:15


Loin des paroles incessantes, brisantes, maudissantes, un profond sommeil submergeait l’esprit de Nahel, son visage semblait aspirer une profonde sérénité, sa main droite posée sur son immense chevelure, l’autre en négligence sur son flan, les paupières immobiles, les lèvres figées, glacées. Soudainement, nerveusement sans raison apparente il se mit à se caresser une mèche de cheveux, à présent engouffrée dans le doux velours de ses cheveux. Dans le silence de sa chambre alors qu’il aurait pu enfin savourer la tranquillité à laquelle il aspirait, celui-ci vint à froncer les sourcils, posant en détournant sa tête prêt de sa main droite pour se remettre sur le dos, il faillit s’éveiller quand une force vint tirer les draps qui couvrait le commencement des courbes de sa virilité, pour enfin lui serrer le cou, le vidant de toutes ses forces, crier lui était impossible, se redresser lui était interdit, bouger ne lui était pas accordé. Suffoquer lui était permis, du haut de ses épaules il se courba, perdant haleine, se débattre il ne pouvait se le consentir, quand enfin il pu ouvrir les yeux dans ses paupières closes étaient apparus deux yeux bleus aigreurs de terreur. Reprenant très vite son souffle, il resta étendue sur le lit observant ses poignées se refermer de plaie vives, le sang jaillissant si bordeaux intense qu’il en devenait noir. Chaque nuits cela était de plus en plus violent, le tirant brutalement de sa rêverie, néanmoins celle-ci ce révélait cauchemar, en effet celui-ci était étrange d’ailleurs…… Couloirs sombres malgré la lumière externes, décors à la teinture jaunâtres, escaliers à la reliure dorée, tableaux miséreux, poussiéreux, visages orgueilleux…. Lui, essayant d’échapper à une petite personne dont il n’entendait que le rire perfide le suivant discrètement de pièce en pièce, bloquant une issue, il se crût débarrassé de l’être méprisable. Ce qu’il découdra dans une pièce illuminée d’un blanc transperçant, aux motifs angéliques, n’étaient que cercueils disposés en cercles se touchant du bout de leurs bois blanc, en les ouvrants il hotta le léger tissu diaphane, pour s’apercevoir qu’ils étaient tous vide, d’un air désespère Nahel en était prosterné. C’était sans compter sur la petite personne qui avait sans doute trouvé une autre issue, d’un petit rire vicieux il s’approchait de plus en plus vite, un sourire à s’en décrocher la mâchoire pour mieux vous croquer, le vampire se réveillant inconsciemment pensa lui échapper, toutefois celui-ci lui lança :

- Tu mourras ! Car vilain tu étais, vilain tu seras, je t’aurais….. Ces paroles semblèrent être prononcées prêt du corps assoupi du vampire, comme s’il l’avait suivit à travers le monde irréel dont il faisait partit pour enfin agripper la gorge du vampire et mettre à exécution ses envies inasservies.

- Encore ces voix mon maître….. Demanda implicitement Raeus, déconcerté face à ces attaques répétitives et de plus en plus poussées, il lança soudainement avec hargne chose qu’il n’avait pas fait preuve en prenant la parole : Allez jusqu’à elles mon maître, tuez-les ! Tuez-les tous ! Humains, vampires, Tuez-les tous jusqu’au dernier ! Faîtes leurs payer !

- Je te demanderais qu’une seule chose Raeus et écoute moi bien, répondit le plus calmement Nahel installé au bord du lit, écoutant toujours plus les paroles autres qu’ils entendaient tout à fait éveillés : ferme-la une bonne fois pour toute ! Je n’ai pas besoin d’une voix supplémentaire dans ma tête. Hurla le vampire les canines agrandit, le sang bouillant dévalant dans ses veines froides. La réalité était que le vampire ne supportait plus de converser avec quiconque, trop de voix emplissait son esprit, il en devenait tellement incontrôlable que même un ipod dans les oreilles lui imposait un instant de panique pour essayer de chasser le son dans sa tête, alors qu’il suffisait d’enlever les écouteurs….. Devant la colère du vampire, Raeus quand à lui se retint de faire un quelconque commentaire.

 

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22  posté le mardi 07 avril 2009 22:21


Rapidement devant le silence de l’esprit, le vampire se dirigea dénudé devant son PC d’un air déterminé, absorbé et en quelques secondes des lignes agrémentées une page auparavant vierge de toutes encres. Les yeux bleus transparents de Nahel ne suivaient plus l’écriture de ses mains sur le clavier, les heures devinrent secondes, l’ambiance discrète autour de lui mourra un peu plus dans l’oubli, rien ne comptait….. Si ce n’est elle, elle qui continuait de l’inspirait, sa mort il l’ignorait, tous sentiments s’étaient consumés au gré de son profond tourment qu’elle avait évoqué. Pourtant il la retrouvée dans chaque rêves paisibles, elle et son teint de porcelaine, elle est son sourire enfantin, elle et ses manies délicates sans être ingrates, elle et son léger maquillage contrastant avec son rire d’adolescente pour être la femme…. Sa femme….. Mais avec elle, il souffre, avec son souvenir il se sent dépérir, il à tant souhaité se séparer d’elle mais ce n’était pas ce qu’il avait voulut, nan c’était l’esprit du loup errant ayant pris part en lui, lui qui ne pouvait encore faire taire celui qui lui ordonné pratiquement de tué sans pitié alors que les mots pénétrants des gens ne le laissait pas indifférent…. Ainsi plus tard son échappatoire fût comme celui de son père et ressentit hélas la même malédiction, des maux qui tournent, des mots qui blessent à jamais, vous ordonnant d’avancer sans jamais reculer malgré la mal que l’on propage.

 

    La Malédiction.

Écrire c’est faire naître une émotion d’évasion, aboutissant inévitablement en question jusqu’à la consternation, provoquant la destruction d’une âme, condamnable. Ainsi nous pourrions affirmer que ce « don » est une épouvantable malédiction irréparable car c’est avant tout, une envie qui aspire et fait subir sa lourde emprise dévastatrice et manipulatrice à son hôte. Irrémédiablement, celle-ci est fatalement une éternelle brûlure qui se meurt d’injure, toutefois elle se révèle être une douce parure, d’une armure à l’allure éclatante et à la fois déchirante. Tant de violence et d’avenance en une seule pensée se dévoilant maîtrisée jusqu’à être détériorée et assassinée par cette même impulsion de perversion et d’exaltation. Malgré tout cela, cette abomination menant jusqu’à la perte, se manifeste d’une façon inquiétante et aimante. Tant de visages elle peut dessiner, tant d’expressions et émotions crées, tant de lieux retracés et pour finir, quoiqu’il advienne, elle est toujours inventive et incroyablement taquine.

                                                        A l’heure où je me décris,
                                                   Mon cadavre se meurt blanchit.

 

- Pardonne-moi si tu en as la force Elvire…. Moi-même je ne pourrais me pardonner de t’avoir chassé de mon cœur…. Songea rapidement le vampire, une larme coulant silencieusement sur sa joue droite, retenant un essoufflement de tristesse, de détresse……. Et poursuivit sur la lancée à laquelle de toute son âme il s’interposait….

 

 

Tendre romance sanglante, et fiévreux désir,
En toi je me perds, me passionne et m’extasie,
Tel un sulfureux élixir ardent de plaisir,
Cependant ton regard, reflète la jalousie.

Alors que tu as aimé, la chaleur de mes mains,
Glissant délicatement le long de tes doux reins.
Et Malgré mon immortalité, j’avoue t’aimer,
Combien de fois, ferras-tu mine de l’ignorer ?

 

>> Vraiment désolé pour le retard et pour le fait de ne pas avoir justifié l'abscence, toutefois cela n'a pas la moindre importance......

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23  posté le lundi 20 avril 2009 18:51


Pendant ce temps affligeant de tourments enlaidissant du côté de Nahel, Muriel avait à peine eut le temps de fermer la porte de la chambre du couple, que son amant vint le saisir rapidement, encerclant fermement ses épaules, posant possessivement ses mains croisées sur le torse du vampire. Déposant sa tête enfouie dans le dos de Muriel les yeux clos, la mine souffrante, le cœur battant, tremblant de tous ses membres, le mauvais sang s’enfonçant au plus profond de ses veines, atténuants soudainement les battements de son cœur. Relevant soudainement la tête alors que celle de Muriel se penchait en arrière, le premier s’enivra du parfum du châtain clair tout en agrippant lentement la fine chevelure légèrement tintée d’une douce fragrance étourdissante tant elle en était innocente de sa contenance d’obscurité en cette heure de la nuit avancée. Enfin le vampire aux yeux d’un vert renversant séduisant s’osa à passer sa langue le long de la joue de Muriel d’une façon brûlante et chaste malgré son regard évasif pour le fermer sous l’émanation déferlante en son corps, de la fusion de l’union du couple, pour enfoncer d’une manière affectueuse ses canines dans la pommette droite du vampire frissonnant d’être ainsi torturé avec affectuosité sans monstruosité.

- Reste avec moi pour toujours mon amour, j’ai tant besoin de toi… Murmura Yuki, passant ses lèvres dans la chevelure de Muriel, les pinçant avec une certes sensualité, le souffle chaud glissant le long des clavicules réceptives du vampire ainé.

- Crois-tu que je puisse l’ignorer, articula celui-ci avec difficulté, les lèvres entrouvertes, le souffle hurlant, appelant à l’ivresse de deux corps vibrant et frissonnant à l’unisson, dangereuse soumission, domination…... Perversion…. Sous l’abandon de son amant dévoué, Yuki passa ses mains sous la chemise plissant docilement sous la sollicitudes de celles-ci, remontant en dévoilant les hanches du châtain, se laissant baiser le cou avec lenteur, se laissant une fois de plus gouter la saveur de sa peau tant explorée, même si ce qui l’étonnait au fil des années était l’ingéniosité et la plus grande sensualité que mettait à l’ouvrage son jeune amant aux yeux verts sans jamais se lasser.

- Oh putain ! Se plaignit soudainement Yuki ayant cramponné avec vivacité les hanches à moitié dénudées de Muriel, enfonçant sa tête dans les épaules du vampire et poursuivit : Putain ma tête….. J’ai trop mal….. Je me sens pas bien, désolé ça commence à m’énerver depuis ces derniers temps, putain je te promets, j’ai trop mal sinon j’aurais….

- Je sais chéri, Muriel le saisit rapidement par les épaules, qui quand à celui-ci se tenait fermement la tête, la mine défaite, les sourcils froncés les yeux fermés, dévoilant sa dentition aux canines apparentes. Tu devrais aller te reposer, dormir te sera moins douloureux, affirma Muriel tout en blottissant Yuki contre lui afin de le soulever et le porter au lit, sous la légère réticence de Yuki à se sentir une fois de plus faible.

 

 

- Va s’y si ça te fait plaisir de me porter comme ta nana, te gêne pas pour moi de toute façon je pourrais pas te résister, répondis simplement Yuki en passant ses mains autour du cou de son amour, ne se lâchant plus du regard et pourtant le mal-être du jeune vampire se faisait bien sentir, à tel point que Muriel se contenta de déposer délicatement, doucement, tendrement, son amant sur le dessus du lit. Toutefois à peine fût-il installé sur le lit que Yuki agrippa avec inquiétude Muriel qui avait eut un léger recul : Attends tu vas pas t’en aller comme ça, tu vas pas aller le rejoindre quand même…… Il avoua honteux sans pour autant détourner son regard, je l’ai enfermé tout seul dans la maison.

- Je sais bien cela, ce n’était pas très discret trésor, lui fit remarqué avec élégance le châtain enlaçant son amant souffrant, se penchant vers lui, l’observant avec une légère frustration, j’aimerais partager ta douleur mon cœur et je pense savoir d’où viens ce malaise et avant que Yuki puisse intervenir, Muriel le devançant, c’est ton pouvoir qui prend de l’ampleur mon Yuki et il t’affaiblit, à cela il saisit la main droite du vampire allongé haletant lentement, portant la main vers ses lèvres pour y déposer des baisers et dans un regard coupable il avoua : C’est de ma faute tout ça si tu avais par toi-même gouter du sang humain à la source tu ne serais pas…..

- Tais-toi, le somma avec douceur tant son souffle accompagna son intervention assez noble je veux juste que tu restes prés de moi toute la journée, je veux me réveiller prés de toi, c’est tout ce que je sais le reste je m’enfou…. Glissa-t-il tout en caressant la chevelure lisse de Muriel pour laisser retomber sa main sur la naissance de son torse à peine dissimulé aux yeux de Yuki tant il s’était dénoué son col, néanmoins Yuki ne pourrait lui hotter complètement cette chemise au combien torturante tant il manquait de force mais pas de volonté : Il n’y a que toi qui compte pour moi….. Lui murmura-t-il dans un regard brûlant, dévorant, maintenant possessivement et maniaquement le vampire qui se contenta de lui sourire.

 

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24  posté le lundi 20 avril 2009 19:02


Au même moment dans le salon, seul l’écran de télévision semblait émettre un souffle de vie, en effet malgré sont timbre de voix inexistante, tant le film datait et appartenait à une pesante et conséquente collection des deux vampires propriétaires des lieux. Quand à Raziel, son expression faisait apparaître son profond désarroi contre lequel il essayait de toutes forces lutter, hélas il n’en n’était rien. L’absence d’Azaël le pesait toujours autant et pourtant son âme semblait retrouver la paix auprès de lui et uniquement auprès de lui, ce vampire avec lequel il essayait de se tenir éloigné et pourtant et envers sa culpabilité de ressentir à nouveau ce sentiment qu’il s’était promis de ne plus ressentir que pour son défunt amour il s’avoua vaincu.

- Je l’aime à nouveau….. Peut-être même plus que ce que je ne veux bien l’admettre, je l’aime alors qu’il à un amant….. Songea-t-il dans un état d’esprit brumeux et tortueux, noueux, le regard effacé le cœur froissé qu’il s’efforçait à garder asséché et pourtant la flamme qui le faisait revivre renaissait au côté du vampire qu’il avait autrefois apprécié mais avait tût ce sentiment pour laisser libre court à son amour avec Azaël et s’interdisait de penser à lui. Il se souvint alors qu’en ce qui concernait l’amour qu’il avait éprouvé pour un autre en compagnie du lycan au corps sombre décédé, s’enfoncer la lame d’une épée forgée dans les feux glacés de la profondeur d’un cœur de glace, issue de la robustesse brute des hauts glaciers pleurant de leurs armes en larmes de leurs tendres pointes nébuleuses, terminant dans sa gorge, hurlant aux abords de la tombe de son amant. Déversant son propre sang à même le sol comme pour se purifier sur l’autel sacrée d’Azaël, les larmes aux yeux, agenouillé face à la dure réalité : Je l’aime encore, pardonne-moi avait-il imploré sans jamais n’avoir aucunes réponses et malgré le risque d’éprouver d’une façon d’déraisonner la chaleur de l’amour prés du couple Yuki, Muriel, celui-ci se joint à eux, en dévisageant celui qui le hantait toujours plus, sans jamais lire ses pensées et pourtant à sa façon de réagir, il donner l’impression de lire à travers n’importe qui.

 

 

Ce qui fit tout de même sourire amèrement le vampire était qu’il pouvait quand il le désirait sortir de la pièce sans toutefois avoir l’audace de le faire surtout par respect malgré sa forte envie d’embrasser celui qu’il désirait et tant pis pour la sanction qui pourrait en résultait, l’amour ne se dompte pas, même pas chez les immortelles et ce, malgré leur réputation d’être au-dessus de tout, certains respectaient encore les codes d’esthétiques liés aux relations étroites entre créatures nocturnes. C’est donc dans un silence agonisant que se laissa hypnotisé le vampire sans bouger de l’écran, s’étant lassé d’épier les moindres cadres qui embellissaient la pièce à l’effigie du couple et de ce qu’ils avaient bien pu laisser dans le salon, toutefois, Yuki était assez porté sur le rangement, quitte à tout empiler dans les armoires tout tenait, sans oublier les gnons occasionnés à force de vouloir tout neutraliser quitte à se jeter brutalement sur la porte d’armoire.

 

 

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25  posté le mercredi 10 juin 2009 21:29


Après le départ de Victorian, Kity entreprit de se rendre chez son fils, ce besoin irrépressible sans être paisible ni même plausible se fit ressentir chez la jeune femme juste après son entrevue avec le vampire. Toutefois sans aucuns doutes, au plus profond d’elle-même, elle aspirait à rapprocher Nahel de ses racines même si cela se métamorphosait par  le frère de son défunt amant. Ni plus ni moins elle s’était précipitée après avoir tout même pris un léger tant de réflexion à son aspiration, qu’elle jugeait assez abrupte d’imposer, mais elle ne voyait plus de solutions pour permettre à son unique enfant de retrouver un tant soit peu de raison, afin de disculper toutes illusions de trahison qu’il s’était sculpté de son propre père. Mais à peine avait-elle franchit le seuil de l’immeuble qu’un pincement au cœur la saisit, un mauvais pressentiment se peaufina à l’intérieur du prestigieux immeuble vicieux. Cependant et grâce à sa volonté qu’elle avait décuplée depuis la mort de Gregorian, elle se rendit discrètement de la point de semelle de ses bottes sans en faire claquer les talons dans les marches, ne se risquant aucunement à allumer la lumière aveuglante et pourtant plaisante à ses yeux. Des larmes vinrent alors embrumer sa vue, des souvenirs vinrent essayer de troubler la jeune mère afin de quitter les couloirs puisque ceux-ci regorgeaient encore de douloureuses mémoires évanescentes, esquintantes, brisantes de la subite décision de Nahel à savoir quitter le foyer familiale déjà détruit par lui. Néanmoins celle-ci se retrouva tout de même immobile face à la porte de son fils, sentant son souffle se couper, elle décidé de mettre un terme à son malaise mais même après plusieurs coups successifs, ceux-ci n’eurent pas l’effet escompté, la porte resta close, aucune ombre humaine ne se profilait sous celle-ci.  Elle se mit alors à penser qu’il devait dormir, ayant le sommeil fragile, elle soupira doucement, compatissante, détournant son attention de la porte pour fouiller dans son sac afin de glisser un mot du genre : « Je me fais tellement de soucis pour toi mon ange, porte bien, ta maman qui t’aime très fort, appelle-moi »…. Appelle-moi, il ne décrochait pratiquement pas….. Et lorsque cela s’effectuait, il se limitait à : « oui », « non », « merci », « au revoir »…. Et alors qu’elle commença à rédiger son mot, la porte s’ouvrit dans un léger grincement, lentement, sournoisement de son bois craquant sous ses yeux intrigués, elle se permise tout de même à entrer, replaçant sa chevelure, réajustant son sac qu’elle déposa pourtant rapidement à l’entrée mais un spectacle auquel elle ne s’attendait pas défila devant ses yeux qui ne pouvaient se refermer.

La demeure semblait s’apparenter à un rêve, saisissant son cœur et ses membres, plaçant de longues toiles ficeleuses le long de son corps pour la tenir brutalement apprivoisée, désarticulée, le cœur lacéré par le froid ambiant convalescent, la tête ballotant misérablement dans le vide, un simple claquement de la pendule le fit revenir à elle sans savoir qui était le maître de la toile, devant une pièce terne et visiblement abandonné au premier coup d’œil.



 

Assez désorienté et pourtant à peine déstabilisée, Kity se dirigea vers le sofa en dévorant du regard la décoration mordante restant si inquiétante, voir assez stressante d’une sinistre ambiance d’exubérance, flagrance altérée, dénaturée. Désormais assise ayant préalablement provoquée le crissement du sofa pour enfin se laisser s’y engouffrer, la jeune mère laissa son regard se perdre sans s’attarder devant les sculptures qui de leurs ombres plus épaissis, que la pièce obscurcies évoquées de lourds démons difformes, la gueules béantes, criantes de creux fissurés, aux griffes acérés, le dos arrondis prés à bondir pour s’évanouir subitement dés le regard survolés contre le mur et y mourir sans en pourrir pour autant. La pendule quand à elle s’était tout à coup immobilisée, figée réveillant Kity dans un simple battement de cils pour la fixer intéressée et finalement détourné son attention et se décida à se sortir d’un état second dont elle n’avait pas vraiment conscience pour se rendre dans la chambre de Nahel.

 

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