Accueil Date de création : 03/01/09 Dernière mise à jour : 03/08/09 16:01 / 40 articles publiés
 

16  posté le mardi 07 avril 2009 21:53

 

Plus tard dans sa chambre Drake avait simplement dévisagé Keyne sous l’effet de surprise que lui avait préparé ce dernier d’un coup de poignard échaudé par une grande volonté de le réduire en cendres. En effet Drake sous l’agressivité de son ami en avait perdu toutes paroles, son regard avait simplement détaillé les traits froncés, renfrognés, désaxés par l’excès de générosité du premier tout bonnement contrarié. A peine était-il rentré dans sa chambre qu’il s’était appuyé un court instant sur la porte, la tête lourde de remords, soupirant légèrement, le regard dans le vide revoyant la colère de l’être qu’il estimait et pourtant ça ne l’avait pas empêché de s’éloigner de lui. Lui qui ne pourrait pas comprendre, lui qui était avant tout hétéro et pas homo, cela Drake se l’était répété en boucle et jamais il n’aurait avoué à son ami, qu’il se réveillait le sexe tendue par un rêve érotique en sa compagnie mais seulement cela était réservé au domaine de la rêverie. En se redressant de la porte, il prit pleinement conscience de tenir encore Harte dans les bras, le scrutant sous des traits d’innocence pour un vampire et tellement malléable tant son corps était marqué à vif par la furie des membres aigris et pourris. Drake se contenta alors, de lui ouvrir la chemise assez doucement prenant peur à chaque instant de l’éveiller, l’observant attentivement et le coucha avec habilité et amabilité, après tout il ne lui avait rien fait. Toutefois exténué, vidé et désorienté Drake se laissa tomber sur la chaise de son bureau, se massant lentement la nuque de son gant de cuir, pour poser sa main sur son front, soupirant en fermant les yeux.

 

 

- Putain ce type…… Qu’est-ce qui lui prends, il est entrain de devenir barjo, j’ai même l’impression qu’il veut ma peau…. Mais pourquoi a-t-il changé ainsi en si peu de temps ? Une idée lui vint à l’esprit, le secouant avec vivacité, resserrant son cœur altéré : Il m’en veut certainement d’essayer de lui piquer sa gonzesse, en même temps je n’ai fais ça que pour l’éloigner et qu’il puisse s’intéresser à moi mais dans un sens, j’ignore totalement si je pourrais supporter une telle relation… Je ne sais pas et probablement jamais pour terminer. Pourquoi il à fallut que ça tomber sur lui, il y’a d’autres mecs et d’autres vampires…. Je ne peux plus le regarder en face sans avoir envie de lui-même en sachant que ça n’aboutira à rien, je continue à espérer comme un obsédé puisqu’il ne semble pas être intéressé.

Sous ces dernières pensées, Drake se remit à pianoter, oubliant la présence de son ami et surtout son désir envers lui qu’il avait réellement du mal à contenir et essayer de lui piquer ses conquêtes.

>> Léonie : C'est tout à fait cela, j'ai pas résisté à prendre (héhé) Jophran ^^ (même s'il est gay) je les ai toutes téléchargées d'ailleurs.... Trés observatrice dis-moi, je pensais pas que ça se verrai  tant que ça.

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17  posté le mardi 07 avril 2009 21:57

 

Ailleurs, dans une pièce où le temps semblait s’être arrêter et peser sur la conscience d’une femme, contrastant vigoureusement avec l’ambiance paisible et reposée qui se dégageait de la sérénité corporelle de celle qui avait aimé et sacrifié l’amour inanimé de sa vie, incarné par un vampire. Un vampire qui lui avait donné un fils mais aussi la chaleur d’un corps mort, la présence d’un homme, le réconfort d’un époux, toute la sensualité des mots sans jamais faire transparaître ses maux. Son décès avait provoqué un fossé dans le cœur de la femme, se repliant sur elle-même lorsque de ses propres yeux elle avait réalisé avec pleurs, toute la dureté et la brutalité d’un reproche non fondé dans le regard de Nahel. Néanmoins lorsque sa moitié avait prononcé : « Je ne pourrais plus être auprès de toi et de Nahel », elle se devait de rester neutre, ne voulant pas voir les larmes de Nahel mais les siennes qui avaient tout de même coulé le longs de ses joues, avaient alerté le jeune homme qui très vite sans consentement fût contraint d’accueillir en lui l’esprit de Raeus, provocant hallucination, distorsion, déflagration des souvenirs de son père. A la place il ne vit que la sauvagerie passée de son père, celle où aveuglée de mensonge détruisait sans remords les êtres qui se présentaient à lui aussi bien stupides que ivres de cupidité, les yeux crevés d’avidité, les gorges déployées, la trachée déroulée, les yeux révulsés, éclatés, déchirés. Peu de temps après sa majorité Nahel quitta le domicile, ne supportant plus le territoire du vampire qu’il haïssait,  ne cessant de répéter à Kity combien il était lâche, même si celle-ci lui rappelait combien il l’aimait, même à force de larmes, plus rien n’émouvait son fils, bien que malgré la mise en garde de Gregorian, la jeune mère ne s’attendait pas à ce que se soit si difficile. Mais au fond elle pardonnait à son fils qu’elle aimait tant et qui pourtant détestait l’amour de sa vie.

 


 

Tirant alors doucement Kity de ses songeries envers les deux hommes de sa vie qui emplissaient tout de même sa vie, sa survie….. La sonnerie de la porte d’entrée la ramena à la réalité. Et malgré la disparition de Gregorian, son corps se souvenait sans cesse le parfum, la douceur, la chaleur de la peau, le regard envoûtant, les morsures du vampire comme si cela ne remonté qu’à la nuit précédente, lui qui s’était immiscé dans sa vie et l’illumina malgré l’atmosphère primaire qu’évoquait ces êtres de noirceurs pour la plupart des mortels. Bien que désormais le cœur de Kity qui semblait vide ressentait encore la douleur vive de la mort de Gregorian, la tiraillant à quitter cette vie mais son fils l’en empêcher indirectement, affrontant avec force la pesante souffrance. Se relevant lentement, le regard éteint, glissant sa main dans ses cheveux pour les laisser glisser en arrière, ceux-ci vinrent se reloger dans son cou par le simple fait de s’être penché légèrement affecté, attristé de ressentir ce manque insoutenable. Ses yeux si bleus, se posèrent inévitablement sur un portrait si longtemps achevé et qui ne la quitter plus, la fit sourire malgré le Crystal pure naissant de son œil droit pour se redresser complètement, la démarche lente mais tout de même féminine. De plus son corps ne laissait pas transparaître son âge, ni même le fait qu’elle avait mis au monde un être qui pourtant était humain à sa naissance même si elle ignorait encore son état vampirique puisque Nahel lui donnait des nouvelles brèves et très espacées.


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18  posté le mardi 07 avril 2009 22:00

 

Derrière la porte Kity hésita un instant, posant sa tête contre la porte, concentrant toute son attention sur celle-ci, caressant sans vouloir la roideur de la teinture dure de la porte, n’entendant rien elle crût que son visiteur nocturne s’était enfuit, mais poussée par une certaine curiosité, elle ouvra persuadée qu’il n’y avait personne mais ne sait-on jamais…. Cependant, en laissant apparaître l’ouverture de sa demeure, ne regardant pas l’inconnu elle ressentit une sensation qui ne lui était pas indifférente même assez familière, muée d’intérêt, elle posa son regard dans des yeux qu’elle connaissait bien même si ceux-là était un peu plus provocateur. Son cœur cessa de battre, un arrêt de vie sembla s’emparer de son être comme-ci un mort était revenue de sa tombe, enterré sous ses yeux pétrifiés.

- Victorian…. Fit-elle immédiatement le rapprochement physique sans pourvoir le prononcé à haute de voix, posant sa main prêt de son cœur, pour ensuite passa sa main dans ses cheveux et soupirer, hantée par le souvenir ressurgissant de plein fouet de son bien aimé même si Victorian semblait assez opposé.

- Je vous prie de bien vouloir m’excuser de me présenter aussi brutalement à vous, amorça doucement Victorian, ressentant parfaitement le trouble interne qu’il avait fait naître en Kity, dont l’œil immobile et fragile reflétait le corps de Gregorian : Je n’avais nullement l’intention de vous perturber, poursuivit-il d’une façon lointaine tout comme son jeune frère pour annoncer : Toutefois le parfum de mon défunt frère m’a conduit jusqu’à vous…….Kity, prononça-t-il d’une manière plus chaude, foudroyant la jeune humaine de son regard glacial et profond, tout en ayant prononcé son prénom de manière à ce qu’il soit détaché du reste dans un souffle presque inexistant, perturbant, déconcertant, dans être menaçant, affolant ni même insolent pas autant que l’aurais pu l’être son propre frère sans le vouloir.

- Il n’y a pas de mal…… Réussit-elle à dire dans un état second, ayant trouvé avec difficulté la force d’entretenir un dialogue quelconque avec le vampire, elle ajouta désenvouté, le souvenir renaissant du vampire qui lui avait appartenu, aucun…. Mal….. Nuança-t-elle d’une voix fantasmagorique, mélancolique, le regard attristé sans être apeuré.

- Puis-je... Lui requerra le vampire d’un regard neutre, ayant désigné l’intérieur de la demeure, percevant le ressassement de son frère dans l’âme humaine qu’il sentait faiblir et cela lui fit subir des palpitations tant il ne souhaitait en découvrir la nature.

- Vous n’avez pas réellement besoin que je daigne vous laisser entrer Victorian, avançant alors la jeune femme d’un ton de voix maîtrisé, adoptant un regard apaisé même s’il au fond d’elle-même, elle en pleurait : C’est comme si je vous avez attendue tout ce temps, puisque avant de me quitter…..

- Ne vous faîtes pas autant de mal en prononçant son prénom…. La coupa volontairement Victorian, d’un ton plus imposant, n’y allant pas de main morte, provocant une montée de larmes chez Kity qui se força à les garder pour elle seule, pour les extérioriser plus tard : Il n’est plus de ce monde pour y répondre, déplora-t-il maladroitement, posant sa main sur l’encadrement de la porte, la tête baissée vers Kity les sourcils plissait d’amertume, se mordant les lèvres. Sans doute était-il resté trop longtemps dans son sommeil pour se remémorer certaines convenances qu’avait à l’inverse son défunt frère.

 

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19  posté le mardi 07 avril 2009 22:04


A peine le vampire avait-t-il traversé le couloir qui menait au salon qu’il fût assaillit par les souvenirs dont regorgeaient chaque pièces de l’esprit enfouit de Gregorian tel un profond assommoir à vous en faire claquer la cervelle, ayant imprégné à vie la présence à tout moment du vampire décédé. Un effondrement d’images de l’être mort par amour d’effila dans l’esprit de Victorian complètement fasciné, obsédé, vidé de sa propre perception de la vie passée de son frère. Il revit la première rencontre des deux êtres qui malgré les contraintes de l’immortalité du premier avaient finis par se céder, s’aimer même pas Victorian déplora ce manque de force envers le sentiment de l’amour, remit peu à peu de ses émotions les bras croisés fixant au dehors la lune pétrifiée d’être à nouveau épiée par un regard identique si ce n’était même pire que celui de Gregorian et ne provenait pas de celui de Victorian.

- Vous vouliez me parler, le tira alors complètement de sa léthargie, Kity enchaîna alors :
Mais de quoi je vous prie, je ne pense vous apporter plus de réponses que moi-même je ne serais m’en poser les questions. Souligna-t-elle contrôlant chacun de ses membres tremblants tellement elle avait été glacé jusqu’au os de se retrouver devant une telle personnalité qui lui évoquait tant son bien aimé.

- De mon frère, lui répondit immédiatement et évasivement Victorian les canines dévoilées, n’ayant pas détourné les yeux de l’astre l’épiant honteusement avec envoutement, je suppose qu’il aurait aimé que vous sachiez tout de lui, même si je pense aisément qu’il ne vous en à jamais parler tant il en souffrait …. Articula lentement l’ainé se ressassant avec exactitudes l’altitude d’ont faisait preuve son cadet. Il avait eut tant de mal à en parler….. Vous êtes sans penser que Gregorian ne parlait jamais assez, pour ne pas dire pas du tout et étonnement surtout pas à nos parents. Avoua le vampire, la voix endolorie, le regard assombrit, ayant profondément aimé son propre frère sans jamais avoir prononcé de son vivant ces mots qui lui auraient valut la plus grande indifférence de son prétendant s’éloignant.

- Je ne vous y oblige nullement, intervint alors Kity, ne pouvant supporter une telle douleur venant d’une autre personne qui pourtant ne lui était pas austère, révoltaire, vous paraissez en souffrir tout comme lui à chaque fois qu’il évoquait cela par négligence… Se souvint Kity le regard dans le vide, les paroles s’échappant de sa gorge telle une tirade si fade qu’elle ne pouvait être consciente.

- Il le faudra bien, réagit immédiatement le vampire, sans toutefois que cela ne soit violent au contraire, sa voix se fit pleine sans agressivité mais pleine de musicalité certes sombre mais dissimulée dans la pénombre cela lui donné une certaine plaisance. Après tout, peut-être que cela m’aiderai à me libérer même si j’en doute fort, sembla s’épuiser le vampire, passant ses mains le long de ses bras tout en closant son regard mordant, les cheveux sculptant la forme de ses épaules puissantes : Mais vous êtes en droit de savoir, à moins que vous ne me réduisiez au silence. Souffla-t-il sans réellement y penser seulement tout comme Kity il portait également la mort du vampire, peut-être ne compare-t-on pas les souffrances mais au fond sont-elles identiques ou différentes puisque les liens qui nous relis à une personne ne sont jamais les même que l’on soit son fils, sa femme, son frère…

- Non…. Répondit Kity tout en jonchant le sol sans y apercevoir le vampire, ne le cherchant même pas, Ce n’est pas ce que je souhaite et je suis persuadé que vous le savez avant même que vous me répondiez cela, affirma la jeune femme qui faisait face au prédateur, tout en plongeant son regard dans le bleu profond qu’elle avait déjà apprivoisé chez Gregorian.

- En effet. S’avoua vaincu l’être immortel dont le ton de voix s’était évanouit dans l’infini agonie embrunie de souvenirs.

 

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20  posté le mardi 07 avril 2009 22:09


A présent installés chacun en silence dans un sofa, laissant le froissement du cuir de leurs chaussures se frôler, s’étirer, s’ébruiter pour croiser les jambes ou bien seulement laisser une jambe reposée sur l’autre. Kity amena le sujet qui l’a préoccupé, bien que cela éveillait en elle plus qu’à l’accoutumé l’immense trou béant noir et si profond qu’avait laissé Gregorian en son cœur.

- Je vous écoute annonça celle-ci, tout en passant ses mains sur son gilet, joignant ses mains pour les poser sur le rebord du sofa, rejetant d’un simple hochement de tête lent, une mèche voulant se glisser le long de son œil droit. Bien qu’en apparence elle fût prête à entendre toute sorte d’évènements, à l’intérieur de son cœur elle redoutait de découvrir la passé de son défunt amant sans pouvoir lui en parler directement par la suite, et peut-être qu’en agissant ainsi elle trahissait sa mémoire, s’était-elle laisser entendre.

A cela Victorian la dévisagea d’un œil plutôt saisissant, affinant son regard, lui donnant une note sévère en son visage issue d’une ancienne ère, mais il prit tout de même la parole en affirmant :

 

 

- Je lis en vous pertinemment que vous redoutez tout de même ces révélations Kity, toutefois laissez-moi vous confirmer vos craintes. Lâcha-t-il d’une voix pourtant paisible et implicite et continua tout en entrant dans une époque lointaine : Dés son plus jeune âge Gregorian s’est réfugié dans un silence accablant, épuisant aussi bien pour moi que pour nos chers parents. Je n’entendais jamais le son de sa voix même pas lorsque le tableau de nos ancêtres s’était détaché pour le percuter, le blessant douloureusement à la main droite, j’ai accourus ce jour la pour lui et évidemment c’est moi qui est pris les coups de fouets. Soutenant le regard de Kity sans douleur, ni pleur il avoua : J’aurais fais n’importe quoi pour lui, il était mon frère, il m’intriguait et me blessait inconsciemment, néanmoins même si j’aspirais à rester prêt de lui, il était plus jeune et nos parents faisaient tout pour nous séparer. Lorsque je l’apercevais il ne faisait que fixer des personnages d’étains et les désarticulaient sans jamais les briser, les faisaient bouger sans la moindre parole, je ne serai vous compter ce qu’il pouvait bien entretenir en lui comme dialogue, moi-même j’en ignore les formes. Souligna-t-il le regard perdu revisitant les moindres parcelles de sa mémoire, redessinant aisément le profil de dos de son frère illuminé par la lumière essayant tant bien que mal de traverser les lourds rideaux noirs.

- Vous l’aimiez tant que cela ? Le questionna Kity gardant un timbre de voix sans laisser transparaître sa peine grandissante, encombrante, déchirante.

- Je l’aimais autant que vous-même si je me refusais de le lui avouer, je l’ai pourtant fais lorsque je suis venue à lui en tant que vampire mais il vous avez déjà. Souleva-t-il sans aucune rancune, puisqu’il s’avait son amour perdu.

- Jamais vos parents ne l’ont donc jamais puni ? Changea alors la jeune mère de sujet qui pourtant n’était pas plus choqué que cela de savoir un frère aimer sa propre chair.

- Une fois…. Déplora le vampire, détournant le regard, fixant la brume se formant devant son regard pourtant fin et précis : Une unique fois, adulte déjà il n’avait pas supporté que je sois corrigé à cause d’une servante ayant laissé échapper un destrier, il fût sévèrement fouetté sans jamais poussé un gémissement, sa souffrance était absorbé par ce qu’il composait dans son imagination, cela je le sus que plus tard en découvrant des pages griffonnaient, jamais je n’ai osé tout lire mais j’avais compris, le papier semblait être ses veines, sa force, son échappatoire mais aussi sa malédiction. Termina-t-il en insistant sur le mot malédiction d’un regard enivrant.

 

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