Quelque peu après les premières lueurs matinales pouvant être fatales pour les êtres au teint délectable tant il était enviable, une pièce fût délogée de sa commodité de simplicité durant l’obscurité sans être parfaitement négligée. En effet un jeune homme à la chevelure blonde resplendissante sans être encombrante légèrement trempé, fruité, concentré d’un parfum prenant, consistant sans être ébranlant même si toutefois il en était un brin titillant, s’activait et épiait des pâtisseries gonflantes, durcissantes même si elles n’étaient rien comparaît à la gourmandise qu’il affectionnait particulièrement et intimement. C’est alors qu’un second homme pris appuie sur l’encadrement de la porte à l’aide de son épaule gauche les bras croisés ainsi que ses jambes assez éloignées du mur, il admira le blond, détaillant chaque parcelle de son torse nu, de ses muscles assez prononcés sans toutefois dénaturé la silhouette fine du sportif accompli. Le regard appréciateur du venu s’attarda intensément sur les hanches offertes de la victime innocente, à cela il bascula légèrement sa tête en arrière pour l’appuyer sur le mur, les yeux assez humides, perfides, sournoisement troublés, embrasés d’une passion qui le tenait à corps depuis maintenant 8 ans. Voyant faire son amant il sourit attendri, se retenant de ne pas se jeter brutalement sur l’homme de sa vie, passant sa main dans son épaisse mèche ébène.
- Ne serrai-ce pas Monsieur Liccini que j’aperçois aussi peu vêtu, Se manifesta alors Raï en ayant redressé sa tête, appréciant sans pudeur Jayson l’air lointain mais tout bonnement taquin, ne serai-ce pas une provocation ou bien juste un appel à l’amour dans lequel des cas je comprendrais parfaitement la deuxième option. Avança Raï sans dissimulé un désir brûlant qu’il tentait de maîtriser de si bon matin, désir se devinant aisément au ton de sa voix murmurante, attendrissante et pourtant grave et portante, harmonieuse, somptueuse.
A cela Jayson se mit à sourire devant les intérêts certains que lui portaient de prêt son amant et ce, dés le matin malgré que ce dernier était déjà apprêté et disposé à quitter les lieux.
- Ne serrai-ce pas Monsieur Liccini dont je devine l’envie pressante pratiquement menaçante de me prendre sur le plan de cuisine. Avança avec un réel délice perceptible dans la voix du blond, se détournant de son amant afin de déposer ce qu’il avait préparé, mais il fût aussitôt assaillit par Raï lui faisant rapidement déposer les croissants, les oubliant.

- Ce soir je te céderais autant d’amour que tu voudras, murmura pour saisir fermement la taille de Jayson en la pressant, il s’avança et glissa à l’oreille du jeune homme : Ne me provoque pas ainsi le matin, je ne vais pas cesser d’y songer tout le long de ma journée au bureau, il plongea ses yeux d’émeraudes dans le bleus envieux de son amant, à toi, à cela il glissa son index le long du visage réceptif de Jayson, ton corps, poursuivit-il abandonnant sa main le long du torse du blond, mais aussi…. Sa main s’engouffra sous l’élastique du pantalon de blanc satin du jeune homme tremblant d’excitation, laissant la main de Raï lui caresser furtivement le sexe à travers son vêtement fin, laissant deviner une légère érection durcissant rapidement. En réaction à l’attitude affectueuse de brun, Jayson déposa lentement ses lèvres sur la bouche de son amant, goutant sensuellement l’humidité et la saveur vigoureuse des lèvres qui bientôt s’ouvrirent, approfondissant le baiser qui ne demandait qu’à s’enflammer, s’empourprer et unir deux corps en accord. Raï s’empressa de posséder l’homme qui avait accepté émoustillé sa demande en mariage au bout de deux ans, le faisant lentement reculer contre le plan de cuisine et tout cela sans compter sur l’apparition d’un jeune garçon.
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